La plupart des sites d'ici n'ont pas un problème d'exploration. Ils ont un problème de décision déguisé en problème technique : personne n'a tranché quelles pages devaient exister, ni dans quelle langue, et le robot se débrouille avec une liste d'adresses que personne n'a conçue.

Publier ressemble à une fin. La page est approuvée, elle passe en ligne, quelqu'un vérifie que l'adresse répond, et la tâche est cochée. Du point de vue d'un moteur, il ne s'est presque rien passé : l'adresse doit encore être trouvée, récupérée, puis jugée digne d'être conservée.

Entre ces étapes se loge un goulot d'étranglement qui ne produit aucun message d'erreur. Des pages restent sans visite pendant des semaines et rien n'est signalé en échec parce que rien n'a échoué : le robot n'est jamais descendu si bas dans la liste.

Bases · Trois états, pas un seul

Publiée, découverte et indexée sont trois conditions distinctes

On les traite comme un seul événement, à tort. Une page publiée existe sur votre serveur ; une page découverte est une adresse que le moteur connaît ; une page indexée est une adresse qu'il a décidé de garder. Chaque passage échoue pour ses raisons propres.

Publiée
l'adresse répond
Découverte
l'adresse est connue
Explorée
le contenu a été récupéré
Indexée
le moteur a choisi de la garder

La découverte passe surtout par les liens et les plans de site. Une page à deux clics de l'accueil est trouvée en quelques jours. Une fiche de projet accessible seulement par une liste filtrée attend des mois ; sans aucun chemin entrant, elle peut ne jamais être trouvée.

L'indexation, elle, est un jugement. Le moteur se demande si l'adresse ajoute quelque chose à ce qu'il détient déjà. Une page française qui répète l'anglaise phrase par phrase, une fiche qui ne se distingue de quarante autres que par le nom du client, une offre d'emploi comblée l'an dernier : chacune est récupérée, évaluée et refusée sans bruit.

Le silence est le mode d'échec normal. Les problèmes de découverte et d'indexation ne déclenchent aucune alerte. Ils se présentent comme un trafic plat sur une section lancée il y a trois mois, ce qui explique qu'on les trouve par hasard.
Allocation · Où passent les récupérations

Ce qui dépense réellement l'attention du robot

Chaque site reçoit un rythme de travail approximatif : un nombre de requêtes par période, fonction de la vitesse de réponse du serveur, de la fréquence des changements et de la part du déjà récupéré qui méritait d'être gardée. Aucun chiffre publié, aucune molette.

L'erreur est d'imaginer que cette allocation va à vos pages importantes. Elle va à ce que le robot trouve, dans l'ordre où il le trouve. Sur un site moyen avec portfolio, deux langues et une décennie d'histoire, la majorité des récupérations tombe sur des adresses que personne ne défendrait en réunion.

Ce qui absorbe les récupérationsComment cela arriveCe que cela vous coûte
Combinaisons de filtres et de trisUne liste de projets où chaque facette crée une adresseDes milliers d'adresses pour quelques dizaines d'éléments
Une arborescence traduite en miroirTout le site doublé parce que le bilinguisme semblait aller de soiLa moitié de l'allocation sur des pages que personne ne cherche
Des paramètres de suivi en circulationDes étiquettes de campagne partagées, puis reliéesUne page récupérée plusieurs fois sous des adresses différentes
Des offres d'emploi encore en lignePostes comblés, pages laissées en place et toujours liéesDes récupérations sur du contenu faux autant qu'inutile

Le temps de réponse du serveur compte plus qu'on ne le croit. Un robot qui trouve des pages répondant en deux cents millisecondes en prend davantage par visite ; devant quatre secondes, il lève le pied, et il le lève sur tout le site. Un seul gabarit coûteux ralentit la découverte partout.

Montréal · Le réflexe à remettre en question

L'arborescence française en miroir, et les adresses qu'elle crée

L'instinct, ici, est de tout traduire. Il part d'une bonne intention, mais il s'applique comme une politique plutôt que comme une suite de décisions. Chaque page anglaise reçoit sa contrepartie française, le nombre d'adresses double du jour au lendemain, et personne ne demande laquelle de ces contreparties quelqu'un chercherait.

Les quarante fiches de projet d'un studio deviennent quatre-vingts ; la documentation d'une firme logicielle double. La moitié des nouvelles adresses décrivent des mandats pour des clients de Californie et de Londres dans une langue que ces clients ne lisent pas, en concurrence avec les versions anglaises qui faisaient déjà le travail.

Bâti, non lu

Les pages qui ne devraient pas exister deux fois

Du contenu destiné à un marché qui ne cherche que dans une langue, dupliqué parce que la politique l'exigeait.

  • Études de cas pour clients étrangers
  • Documentation à terminologie anglaise
Nécessaire, absent

Les pages qui ont vraiment besoin des deux

La poignée de pages qu'un client et un candidat ouvriront tous les deux, souvent présentes dans une seule langue.

  • Carrières, équipe et culture du studio
  • La page qui explique ce que fait l'entreprise

Les deux erreurs cohabitent dans le même immeuble : des centaines d'adresses traduites que personne n'interroge, et trois ou quatre pages dont deux publics très différents ont besoin dans les deux langues, qui n'existent que dans une. La première draine l'allocation, la seconde perd la demande, et aucun rapport d'exploration ne les signale.

L'exercice utile est inconfortable et rapide. Prenez la liste d'adresses et répondez à une seule question par page : qui cherche ceci, et dans quelle langue ? Trois réponses sont légitimes — anglais seulement, français seulement, ou vraiment les deux. Une page sans réponse ne se traduit pas ; elle se reconsidère.

  • Vendu à l'étranger, écrit en anglais. Les pages de réalisations et de capacités visant des studios et des éditeurs hors Québec réclament rarement un jumeau français.
  • Embauché ici, écrit en français. Recrutement, culture et localisation se lisent en français, et c'est là qu'une version manquante vous coûte quelque chose.
  • Lu par tout le monde, requis dans les deux. La description de l'entreprise, les coordonnées et les grandes pages de services portent les deux publics et méritent deux textes écrits.
  • Personne ne répond. Si vous ne pouvez nommer qui cherche une page, la question n'est pas de la traduire, mais de la garder.
Écrivez la version française, ne la convertissez pas. Une page qui se lit comme une traduction ne gagne rien : ni le public d'ici, qui le remarque tout de suite, ni le moteur, qui voit une quasi-copie de ce qu'il détient. Moins de pages, écrites correctement, valent mieux qu'une arborescence en miroir.
Croissance · Les sections sans plafond

Portfolios et fiches de projet qui ne cessent de gonfler

Les firmes créatives et techniques accumulent des pages de réalisations plus vite que tout le reste. Chaque mandat terminé mérite sa fiche : un jeu livré, une séquence rendue, une collection photographiée, un programme d'usinage livré. Rien n'est retiré, parce que retirer un mandat donne l'impression de le nier.

Dix ans plus tard, le portfolio est la plus grosse section et la moins différenciée. Les fiches partagent un gabarit, un vocabulaire et des paragraphes entiers de remplissage. Doublée en français, cette seule section peut représenter la majorité des adresses du site.

40
projets, une page chacun
×2
langues, appliquées comme politique
×6
combinaisons de filtres
480
adresses pour quarante projets

L'arithmétique n'a rien d'exotique. Quarante projets, deux langues et six façons de filtrer la liste produisent 480 adresses pour décrire quarante réalisations. Le robot les traite comme des candidates, les trouve presque identiques, et se forge une opinion sur la fréquence de ses retours.

Le correctif est éditorial avant d'être technique. Une douzaine de fiches écrites assez profondément pour tenir seules rapportent plus que quatre-vingt-dix quasi-doublons. Les combinaisons de filtres ne devraient pas générer d'adresses explorables, sauf si quelqu'un a décidé qu'une combinaison précise est une page à part entière.

Archives · Du contenu avec date de péremption

Les affichages de postes qui survivent au poste

Les pages de recrutement sont le cas le plus net de contenu périssable, et là où les studios embauchent par vagues, elles s'empilent vite. Une équipe de vingt personnes peut afficher trente postes en trois ans. Chacun est une page liée depuis un index, et presque aucune n'est retirée.

Une offre expirée est pire qu'une page inutile. Elle concurrence vos postes actuels sur les mêmes termes, et raconte quelque chose de faux à qui la trouve. En français, là où vit le public du recrutement, elle atteint exactement les gens que vous visez.

SituationTraitement courantMeilleur traitement
Le poste est combléPage laissée en ligne, discrètement déliéeRedirection permanente vers l'index des carrières
Le poste revient chaque annéeUne nouvelle adresse à chaque cycleUne page stable, mise à jour sur place
L'affichage a beaucoup circuléSuppression sèche, liens brisésRedirection, pour garder les liens accumulés

La même logique couvre les pages d'événement, les annonces et les pages d'atterrissage d'un lancement clos depuis deux ans. Rien de dramatique là-dedans ; simplement des récupérations que votre travail actuel réclamait.

Découverte · Dire au robot où regarder

Le plan de site fait un travail que rien d'autre ne fait

Un plan de site n'est pas un levier de classement. C'est une liste d'adresses que vous êtes prêt à défendre, remise en main propre plutôt que déduite de votre navigation. Là où les sections profondes ne sont accessibles que par des filtres, il fait la différence entre être trouvé ce mois-ci et être trouvé un jour.

Un plan de site honnête est donc une déclaration de politique éditoriale ; les outils de plan de site ne rapportent que ce que vous leur remettez. S'il contient les pages censées mériter du trafic, dans les langues où elles doivent exister, il décrit à quoi sert le site.

Indexing Hub · Traitement des plans de site

Soumission, lecture et file d'attente

Ce que le module accepte, jusqu'où il lit, combien il en tient à la fois.

Compris dans le panneau
  • Fichier téléversé ou adresse. Soumettez un plan de site comme fichier, ou pointez le module vers son adresse.
  • Lecture récursive sur trois niveaux. Des fichiers d'index pointant vers d'autres fichiers d'index sont suivis sur trois niveaux, ce qui couvre toute structure réellement utile.
  • Jusqu'à 1 000 plans de site par travail. De quoi soumettre un grand parc multilingue en une seule opération.
  • Deux travaux actifs, vingt en attente. Deux traitements simultanés et vingt autres en file : une migration se planifie au lieu de partir d'un coup.
3
niveaux lus récursivement
1 000
plans de site par travail
2
travaux en cours
20
travaux en file d'attente

Trois niveaux d'imbrication ressemblent à un détail d'implémentation jusqu'à une migration. Les grands sites découpent par langue, puis par section, puis par date ; un tel parc n'est lu correctement que si l'analyseur suit la chaîne jusqu'en bas. S'il s'arrête au premier fichier, tout ce qui est en dessous reste invisible et la soumission paraît quand même réussie.

Gardez les arborescences de langue dans des plans distincts. Cela ne coûte rien et transforme la soumission en un décompte par langue : tant d'adresses françaises offertes, tant trouvées, tant encore en attente.

Un plan de site est une prise de position, pas un inventaire. Y lister toutes les adresses que votre système sait produire revient à dire au robot que vous n'avez rien décidé. Listez ce que vous défendriez.
Débit · Plafonds et preuves

Limites quotidiennes, lots, IndexNow et lecture du journal

La soumission se heurte à des plafonds fixes, et les connaître transforme une intention en calendrier. Le traqueur travaille avec un budget de 1 000 adresses par jour et par compte, tandis qu'une soumission en masse en prend jusqu'à 10 000 dans un même lot.

Contenant

Le lot

Jusqu'à dix mille adresses remises en une seule opération, puis traitées au fil des jours.

  • Préparé une fois, soumis une fois
  • Dix jours de budget à pleine taille
Rythme

Le budget quotidien

Mille adresses par jour et par compte, ce qui détermine votre calendrier.

  • Dépensez-le sur des pages défendables
  • Ordonnez le lot en conséquence
1 000
adresses par jour, par compte
10 000
adresses dans un seul lot
IndexNow
GoogleBot et BingBot
Par adresse
visites de robot horodatées

La soumission passe par l'intégration IndexNow, un protocole de notification : il annonce aux robots participants, dont GoogleBot et BingBot, qu'une adresse est apparue ou a changé. Cela raccourcit l'attente avant la récupération et ne change rien à ce qui suit.

Soumettre une adresse n'équivaut pas à la faire indexer. La soumission achète une visite, rien de plus. Ce qui arrive ensuite dépend de la valeur de la page : dit-elle quelque chose que le moteur ne détient pas déjà, dans une langue où quelqu'un cherche ? Une page mince repoussée dans la file chaque semaine reste une page mince, et aucune quantité de soumissions n'y change quoi que ce soit. Le budget est mieux dépensé ailleurs.

C'est à la lecture du statut d'un lot que la discipline se voit. Le journal consigne, par adresse, la venue horodatée d'un robot, le statut renvoyé et le détail des échecs, à côté des compteurs en direct des adresses soumises, trouvées et en échec. Ces trois compteurs répondent à trois questions différentes.

  • Soumises dit ce que vous avez demandé. Un décompte de vos propres gestes, muet sur le résultat — et le chiffre que l'on cite en réunion de suivi.
  • Trouvées dit que le robot est passé. Une visite horodatée est une vraie preuve : l'adresse était joignable et le contenu a été récupéré.
  • En échec dit quoi corriger aujourd'hui. Erreurs de serveur, chaînes de redirection et adresses mortes, chacune avec son détail. Court et actionnable.
  • Aucun ne dit indexée. Savoir si une page a été gardée est une autre question : seule son apparition y répond.

Un fort taux d'échec est plutôt une bonne nouvelle. Le cas plus difficile est le lot où tout a été soumis, tout a été visité, et rien ne paraît. Ce n'est pas une panne technique, c'est le moteur qui refuse des pages, et la réponse est éditoriale : moins d'adresses, écrites pour quelqu'un en particulier.

Questions courantes

Faut-il soumettre aussi nos pages françaises, ou seulement les anglaises ?

Soumettez les pages françaises que vous défendriez une par une. Si l'arborescence française reproduit l'anglaise au complet, tout soumettre dépense le budget quotidien sur des adresses qui ne seront pas gardées. Soumettez ce qui a été écrit pour un public francophone.

Combien de temps attendre avant de conclure qu'une page ne sera pas indexée ?

Si le journal montre une visite de robot et que plusieurs semaines passent sans aucune apparition, traitez la page comme refusée plutôt que retardée. Resoumettre le même contenu donnera le même résultat. Modifiez la page, fusionnez-la avec une plus solide, ou acceptez qu'elle n'a pas à exister.

Nous avons dix mille adresses de portfolio. Par où commencer ?

Pas par la soumission. Cherchez d'abord combien de ces adresses sont des combinaisons de filtres plutôt que des pages, combien sont des traductions que personne ne demande. Cela retranche généralement l'essentiel de la liste, et le reste entre dans le budget quotidien.

IndexNow rend-il l'indexation plus rapide ou plus probable ?

Plus rapide, parfois. Plus probable, non. Il informe les robots participants qu'une adresse a changé, ce qui avance la visite. La décision de garder la page se prend après la visite et ne dépend pas de la façon dont le robot en a entendu parler.

Supprimer de vieilles pages nous nuit-il ?

Retirer des pages qui ne rapportent rien et se répètent aide généralement, à condition de rediriger tout ce qui a accumulé des liens. C'est la suppression sèche qui nuit : les adresses brisées gaspillent des récupérations et les liens accumulés disparaissent.

Conclusion · Le calcul et la première liste

Le calcul, et la liste qu'il vaut la peine d'écrire d'abord

Prenons un exemple. Un studio compte 9 400 adresses : 3 100 pages anglaises, 3 100 contreparties françaises produites par politique, et environ 3 200 combinaisons de filtres et d'étiquettes. À mille par jour, tout soumettre prend dix jours de budget, et cela tient dans un seul lot de dix mille avec de la marge.

Faites maintenant le passage éditorial en premier. Les combinaisons de filtres ne sont pas des pages et sortent. Parmi les contreparties françaises, quatre cents servent un public francophone. Il reste environ 3 500 adresses à soumettre : trois jours et demi de budget, et derrière chaque entrée il y a quelqu'un.

9 400
adresses avant le passage
3 500
à soumettre après
10
jours de budget économisés
1
question par page

Les jours économisés sont la petite part. Le vrai gain, c'est que le robot rencontre désormais un site où chaque adresse récupérée a été choisie par quelqu'un. Le module d'indexation vous donne les plafonds, la file et le journal par adresse ; la liste que vous lui remettez, c'est à vous de l'écrire.

Campagne · Deux niveaux de service

Si le passage éditorial est ce que vous reportez sans cesse

Les décisions restent les vôtres ; l'exécution peut se loger ailleurs.

149 ou 500 USD / mois · par domaine
  • AutoSEO à 149 USD par mois, par domaine. Termes trouvés et priorisés automatiquement, liens bâtis sans vous, recommandations sur le site et l'analytique. Autour de 200 CAD — conversion approximative.
  • FullSEO à 500 USD par mois, par domaine. Termes choisis à la main avec repli automatique, placements tenus à un seuil d'autorité de domaine, modifications relues par une personne, et une équipe de spécialistes, de développeurs et de rédacteurs derrière.
  • Stream, l'assistant de My SEO. Un fil continu de réponses, de rapports, de nouveaux liens et de tâches ouvertes, rattaché aux données du projet, et il accepte les listes d'adresses en lot.

Commencez par une liste, pas par un lot. Exportez toutes les adresses, triez par section, et marquez chacune du public qu'elle sert et de la langue où ce public cherche. L'exercice prend un après-midi et retranche souvent le tiers du site. Ce qui reste passe par une soumission en masse, et le travail structurel qui suit a un ordre défendable. La suite est sur notre blogue.

Pour comparer ces plafonds à votre propre nombre d'adresses, reliez une propriété à un tableau de bord rattaché à votre domaine. Le chiffre à surveiller n'est pas le nombre d'adresses soumises, mais le nombre auquel vous pouvez associer un public — et dans une entreprise qui vit en deux langues, ce nombre est toujours plus petit, et meilleur, que celui du plan de site.